Ingrid Reynaert: Les systèmes connectés envahissent l’espace public

Au cours des 15 dernières années, on a pleinement misé sur l’e-government, sur les applications IT permettant un échange de données plus efficace entre l’administration et les citoyens, facilitant l’accès à l’information ou rendant les mesures politiques plus transparentes. Ces investissements des autorités locales portent clairement leurs fruits.

Petit à petit, la transformation numérique de nos administrations locales prend une nouvelle dimension, où le rôle central revient au citoyen. Les Smart Cities constituent la réponse aux grands défis actuels des villes et communes, tels que l’accroissement de la population, le vieillissement, le climat et l’énergie, la santé et la mobilité.

Le centre névralgique de ces villes intelligentes? Les données. Un nombre sans cesse croissant de solutions et services intelligents voient le jour, qui intègrent et analysent les données de différents domaines politiques afin d’améliorer le confort et le sentiment de sécurité des habitants et d’organiser plus efficacement le fonctionnement de la ville.

De nombreuses villes et communes ont déjà lancé leur propre application pour communiquer avec les citoyens et les informer sur l’actualité locale, les actions des commerçants… En 2017, Houffalize a remporté l’Agoria Smart City Award grâce à une application de ce type. La commune de Gerpinnes a, quant à elle, imaginé un service supplémentaire: le plan du cimetière a été numérisé et grâce à l’app, les habitants peuvent commander des fleurs dans un commerce local et les faire déposer sur une tombe, ou encore demander le nettoyage d’une pierre tombale. Au moyen de l’application de Saint-Trond, il est également possible de signer des documents officiels via son smartphone, dans un environnement sécurisé.

Le centre névralgique de la Smart City? Les données.

Peu à peu, l’internet des objets (IoT) fait également son entrée dans nos villes et communes. Et c’est très prometteur. Les systèmes connectés méritent leur place dans l’espace public. À Bruxelles, par exemple, on dénombre 18 poubelles intelligentes, qui doivent être vidées six fois moins souvent chaque année. À Anvers, lors des grands événements, la foule est surveillée en temps réel au moyen des appareils mobiles que les gens portent sur eux.

Le concept des villes intelligentes force les services publics à sortir de leurs silos. La direction indiquée est claire: développer, en tant qu’administration locale, une stratégie Smart City & Data et les compétences qui vont de pair, mettre sur pied des groupes rassemblant différentes parties prenantes des secteurs publics et privés et œuvrer à la réalisation de chaînes de valeur end-to-end autour des applications IoT qui répondent aux défis de votre ville ou commune.

Texte Ingrid Reynaert, Business Group Leader Smart Cities, Agoria