Être parent, un dur métier!

Si être parent s’assimile aujourd’hui à un « métier » souvent prenant et donc difficile, préserver son couple, parfois négligé, reste pourtant essentiel dans n’importe quel schéma éducatif.

De nos jours où, entre couple, famille et travail, tout semble s’accélérer, être parent n’est pas toujours facile. Face à des enfants en bas âge ou à des adolescents en pleine crise, il est parfois compliqué de gérer leur éducation tout en trouvant du temps pour décrocher. Ne fut-ce que quelques heures…

Dans la famille moderne, depuis l’arrivée des mères sur le marché du travail, la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle est devenue une préoccupation pour de nombreux couples. Les questions des horaires de travail, des salaires, des crèches, de l’école font partie du quotidien de tous les ménages avec enfants.

« J’explique souvent aux nombreux parents que je rencontre et qui semblent parfois un peu perdus sur la question, que ce qui compte, c’est la qualité plutôt que la quantité », explique Florie Herpoel, une psychologue qui intégrera prochainement La Clinique du Lien à Genval. « Il est important d’apprendre à anticiper les choses, de planifier des moments avec eux, même courts, à travers des petits jeux. Car les enfants et les adolescents ont besoin d’une présence, si possible qualitative, de ceux qui les éduquent. » En effet, dans le contexte actuel du travail, c’est parfois un casse-tête pour les parents de fixer un moment avec leurs enfants. C’est pourquoi il est primordial de préserver ses week-ends et ses soirées. Ce que désire l’enfant avant tout? Être écouté. Il est également capital de ne pas les décevoir en leur promettant monts et merveilles et en ne tenant pas ses engagements.

Même en présence d’enfants, le couple doit retrouver la dynamique qui l’a solidifié à l’origine.

— Florie Herpoel

Séparer job, moments de détente et ceux passés en famille reste fondamental pour mener une vie équilibrée. Si pour certains, la carrière est importante, mieux vaut néanmoins éviter que le travail empiète trop sur les activités familiales. « Il y a un temps pour tout. Il faut pouvoir scinder les choses. Chaque couple fonctionne différemment mais une bonne répartition des tâches est essentielle. On recommande aux parents de varier leurs occupations avec les enfants. Que ce ne soit pas toujours le même qui aille les chercher au piano ou au tennis », poursuit Florie Herpoel.

Autre point que souligne la psychologue: l’importance de préserver le couple en dehors des enfants. Ces derniers peuvent prendre beaucoup de place, ce qui a tendance à absorber le ménage et à le mettre en danger. Il faut donc que les parents gardent une certaine cohérence, afin de rester unis.

Confrontée à toutes sortes de questions de ce type, notre spécialiste de la famille dresse plusieurs constats. « Il y a de nouveaux phénomènes, liés à des situations plus complexes de familles monoparentales ou recomposées, où de plus en plus d’enfants se retrouvent pris dans les conflits d’ex-conjoints. La répartition des tâches peut alors devenir très compliquée. »

L’autre constat que note Florie Herpoel? Les grands-parents sont actifs de plus en plus tard au travail, et sont donc moins disponibles qu’auparavant. Il devient donc ardu pour les parents de trouver des relais pour pouvoir eux-mêmes respirer.

Quelles activités sont conseillées aux parents désireux de souffler? La psychologue répond: « Libre à chaque couple de choisir. Il y en a qui se contentent d’un cinéma ou d’une petite sortie, d’autres qui préfèrent passer du temps avec des amis. On peut aussi souffler en faisant du sport ensemble. » Toute idée est bonne à prendre tant que le couple retrouve la dynamique qui l’a solidifié à l’origine.