De l’art d’offrir à Noël

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Voilà, on y est! À l’approche de ce mois de décembre, Noël pointe déjà le bout du nez, les cadeaux avec. Mais encore faut-il offrir les bons, et aux bonnes personnes. L’occasion était donc idéale de s’attarder un peu sur un sujet parfois… épineux!

Cadeaux
Toutes les études le prouvent. En ce qui concerne les cadeaux de Noël, le Belge « moderne » dépense environ 400 euros – c’est un peu moins que la moyenne européenne – et reste assez traditionnel dans ses démarches, privilégiant toujours ses achats en magasin, plutôt qu’en ligne. Où là encore, il se situe en dessous de la moyenne continentale.

400 euros
Si le chiffre de 400 euros peut sembler important pour certains portefeuilles, épinglons qu’il inclut également les repas et la décoration. Quant au fameux « cadeau », et là aussi les études en attestent depuis plusieurs années, c’est… l’enveloppe d’argent qui reste privilégiée chez nous, devant les livres, les bons (restaurants, voyages), les vêtements et les chaussures, les produits de bien-être et technologiques. Du côté des plus jeunes, si les jeux robotisés, télécommandés (drones) ou les produits high-tech sont logiquement prisés, les jeux traditionnels (Lego, Playmobil, de société…) gardent plus que jamais la cote en cette période. Comme quoi…

L’essence
Mais dans l’absolu, bien sûr, le cadeau idéal reste celui qui nécessite une certaine recherche. Comme le détaille Bruno Humbeeck, psychopédagogue et spécialiste des couples et de la famille. « L’essence même d’un cadeau, c’est de pouvoir prouver à celui qu’on aime qu’on le connaît bien. Et donc, qu’on s’intéresse à sa personnalité et ses goûts ». Le cadeau « facile », style chèque-cadeau, assez peu pour lui, donc…

Autant opter pour des cadeaux générateurs de souvenirs

Entre famille
Aussi, la période natale, ce moment précieux et rare de l’année où l’on se retrouve en famille ou entre amis, où l’on partage et où l’on s’échange des cadeaux – sous le sapin ou non – mérite bien l’une ou l’autre attention plus particulière. « L’idéal en fait, c’est de commencer à simplement tendre l’oreille », aux dires d’Alexandra Hubin, docteure en psychologie et autre spécialiste de la question. « Qui n’a pas un proche déclarant avoir telle envie d’un objet, de visiter telle ville ou d’avoir telle passion? Les idées viennent alors toutes seules. On peut les noter, voire demander conseil à propos d’une nouveauté à un autre ami afin de choisir le cadeau le plus opportun à la personne que l’on vise. »

Fin d’année = stress
Pour pas mal de gens aussi, la fin d’année est synonyme de stress. Ce que confirme Bruno Humbeeck. « C’est un moment de l’année qui met encore un peu plus nos rôles sociaux en mouvement. Tout cela peut aussi être propice à des conflits ou des tensions. C’est donc une période pendant laquelle il s’agit d’être plus attentif à l’autre, et ainsi de prendre le temps de faire un cadeau. Dans un couple, parfois un simple city trip peut être tout à fait salutaire, par exemple! »

Etablir le budget
Parmi quelques conseils d’usage, établir son budget à l’avance, cibler les bonnes personnes (sans en viser trop!), réfléchir au cadeau le plus adéquat (et donc pas nécessairement le plus coûteux) ou ne pas prévoir ses courses au dernier moment, font partie des petites règles toujours judicieuses à rappeler. « Que ce soit en magasin ou sur Internet », rajoute Alexandre Hubin, « Mieux vaut prendre le temps d’y réfléchir, pour évacuer une pression inutile et surtout accroître ses chances de bien cibler. Puis, autant opter pour des cadeaux générateurs de souvenirs. Si on hésite avec l’un ou l’autre objet, optons, pourquoi pas, pour une soirée au restaurant, un moment culturel (cinéma, théâtre…) voire même une visite chez Disney! ». 

Bien organisé
Sachant que seulement un Belge sur quatre est « bien organisé », et que la majorité d’entre eux font leurs achats lors de la première quinzaine de décembre (34,1 %), commencer à y songer, dès à présent, ne serait-ce pas une bonne idée?